Europol met la main sur un service de streaming illégal disponible avec des cryptos

En pleine pandémie, Europol a saisi avec succès un service de streaming illégal en partie payé avec des crypto-monnaies comptant plus de deux millions d’utilisateurs

Tablette avec des services de streaming
Le service de streaming sans nom a réussi à intercepter le contenu de Netflix, Amazon et d’autres sites de streaming et à le redistribuer sur ses propres plateformes

Europol, l’Agence de l’Union européenne (UE) chargée de la coopération en matière de répression entre les pays de l’UE, a découvert et saisi un service de streaming diffusant des enregistrements illégaux avec plus de deux millions d’utilisateurs. La plateforme, qui était soutenue par sa propre équipe de service client, a gagné plus de 15 millions d’euros (17 millions de dollars) grâce à des paiements par virements bancaires et via crypto-monnaies.

Le site de streaming illégal a été accusé d’avoir piraté plus de 40 000 films, documentaires et programmes TV d’Amazon, de Netflix et d’autres services de streaming légitimes. Ces opérations criminelles se sont poursuivies pendant plus de 5 ans avant que le service ne soit arrêté par Europol.

Au milieu de ce pillage de contenu, les autorités ont également trouvé des voitures et des biens exotiques, ainsi que plus de 4,8 millions d’euros (5,4 millions de dollars) en crypto-monnaies. De plus, les autorités ont gelé 1,1 million d’euros (1,2 million de dollars) sur divers comptes bancaires.

Le service illégal de streaming disponible disponibles via crypto-monnaies opérait principalement en Espagne. Il utilisait d’autres sites internet en Europe ainsi que dans les pays en développement pour permettre à leurs clients d’accéder à des chaînes de télévision à des tarifs plus abordables.

Europol a expliqué que les opérateurs exploitaient illégalement le signal des détenteurs de droits d’auteur (copyright) et utilisaient ensuite des serveurs informatiques pour accéder à des contenus provenant d’entreprises de diffusion opérant légalement. De là, ils redistribuaient illégalement le contenu qu’ils parvenaient à intercepter.

L’arrestation arrive à point nommé, alors que des millions de personnes se réfugient en ligne avec les mesures de confinement entrainées par le coronavirus. Cela a renforcé les résultats des services de divertissement et des applications de streaming légitimes comme Netflix, qui a gagné 15 millions d’abonnés rien qu’au cours du premier trimestre 2020.

Les limitations de mouvement, les pertes d’emplois et le besoin de divertissement pour de nombreuses personnes dans le monde sont certainement des facteurs qui ont joué dans l’augmentation du nombre d’abonnés.

Toutefois, la pandémie a également provoqué une augmentation significative du nombre de piratages. Selon Muso, une entreprise spécialisée dans la lutte contre le piratage, les visites de sites illégaux de piratage ont augmenté de plus de 40 % aux États-Unis en mars dernier.

Les experts affirment que les services de streaming pourraient décider d’augmenter leurs prix en réponse à l’augmentation du piratage de contenu.

Tim Mulligan, un analyste de Media Research, a déclaré à Bloomberg que « la menace de fond du piratage signifie que les services de vidéo à la demande par abonnement auront comme facteur de prix la menace permanente du piratage ».

La hausse des prix, ironiquement, peut initier un cercle vicieux où plus de gens choisissent de chercher des alternatives moins chères (et dans de nombreux cas, illégales).

Certains pensent que la blockchain pourrait proposer une solution à ce dilemme. Plusieurs entreprises envisagent d’appliquer les facultés immuables de la blockchain aux systèmes de lutte contre le piratage comme le projet « Content blockchain », qui utilise une norme ouverte à travers un écosystème de blockchain décentralisé pour chasser les contenus piratés.

Traduit par Carolane de Palmas

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