La police néo-zélandaise récupère 90 millions USD sur le compte bancaire du fondateur de BTC-e

Alexander Vinnik est actuellement en attente de son procès en France et risque de faire l’objet de nouvelles accusations aux États-Unis 

Des policiers néo-zélandais en service
Vinnik et sa société sont soupçonnés d’avoir facilité des activités criminelles depuis 2011

Dans le cadre de la prochaine étape de la plus grande opération de lutte contre le blanchiment d’argent du pays, la police néo-zélandaise a saisi 140 millions de dollars néo-zélandais (environ 90,8 millions de dollars américains) sur les comptes bancaires contrôlés par Alexander Vinnik et sa société, la Canton Business Corporation.

Vinnik dirigeait auparavant BTC-e, la tristement célèbre crypto-bourse. De nombreuses agences internationales ont ouvert des enquêtes contre la société en raison de l’absence de contrôles et de politiques de lutte contre le blanchiment d’argent (LAB).

Le fondateur de ces sociétés, Alexander Vinnik, est soupçonné de diriger une organisation criminelle qui, selon une déclaration de la police, « possède, exploite et gère l’un des principaux sites web de cybercriminalité au monde » depuis 2011.

Ainsi, il semblerait que BTC-e ait encouragé un environnement favorable sur sa plateforme pour que les criminels puissent échanger des crypto-monnaies contre des fiats, blanchissant ainsi efficacement les fonds qu’ils obtenaient d’un large éventail d’activités criminelles : piratage informatique, attaques de logiciels de rançon, vol, fraude, corruption et criminalité liée à la drogue, etc. Les autorités estiment qu’au moins 4 milliards de dollars de Bitcoins ont été échangés sur ce marché.

Cette descente massive, orchestrée par la police néo-zélandaise, s’inscrit dans le cadre d’une enquête mondiale contre cet exchange longtemps soupçonné.

Andrew Coster, le commissaire de la police néo-zélandaise, a déclaré dans un communiqué de presse que « la police néo-zélandaise a travaillé en étroite collaboration avec le service des revenus internes des États-Unis pour faire face à cette infraction très grave ».

« Ces fonds sont susceptibles de refléter les bénéfices tirés de la victimisation de milliers de personnes (voire de centaines de milliers) de personnes dans le monde entier du fait de la cyber-criminalité et du crime organisé » a-t-il a poursuivi.

Vinnik a été arrêté pour la première fois en Grèce en juillet 2017, en vertu d’un mandat d’extradition des États-Unis. Cependant, en raison d’une lutte entre plusieurs juridictions pour sa détention, il s’est retrouvé en France en décembre dernier.

Il sera très probablement jugé en France pour blanchiment d’argent et extorsion de fonds, ainsi que pour d’autres accusations aux États-Unis. Vinnik risque une peine de prison maximale de 55 ans s’il est reconnu coupable.

L’acte d’accusation américain a révélé que la société de Vinnik, BTC-e, était enregistrée aux Seychelles et possédait des domaines web enregistrés pour des sociétés écrans dans plusieurs juridictions.

Les fonds qui ont été obtenus en Nouvelle-Zélande ont été récupérés en vertu de la loi sur le recouvrement des produits de la criminalité du pays, une Haute Cour devant décider de ce qui se passera ensuite.

« La communauté criminelle mondiale doit comprendre le système financier néo-zélandais et les sociétés établies ici ne sont pas des endroits où l’on peut essayer de cacher des revenus illicites » a déclaré Coster.

Traduit par Carolane de Palmas

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