L’Argentine s’attaque au trading de crypto-monnaies

La FIU a attribué cette surveillance accrue à l’augmentation des taux de criminalité et aux préoccupations concernant le blanchiment d’argent. Beaucoup pensent cependant que la répression a été mise en place pour empêcher la conversion des devises fiat en BTC.

Banque Centrale d’Argentine
À la suite de la répression, les banques, les ONG, les sociétés de bourse et plusieurs autres entités ont également été soumises à une surveillance accrue.

La cellule d’information financière (FIU) d’Argentine a annoncé qu’elle travaillait à la mise en place de contrôles plus stricts sur le trading des crypto-monnaies dans le pays. Elle affirme que ces mesures sont nécessaires en raison d’une prétendue augmentation de la criminalité et du blanchiment d’argent depuis que la crypto-monnaie a pris son essor dans ce pays d’Amérique du Sud. Cependant, beaucoup pensent que les motivations réelles du gouvernement pour cibler les crypto-monnaies sont enracinées dans l’effondrement de sa monnaie nationale, le peso argentin (ARS).

Cette affaire a été couverte par El Cronista, un journal argentin.

Dans une déclaration faite par le président de la FIU, Carlos Alberto Cruz, il a été révélé que l’augmentation des opérations effectuées par le biais d’actifs virtuels était préoccupante car elle « pourrait être effectuée par des personnes qui ont l’intention de contourner les normes internationales et d’éviter le cadre [de lutte contre le blanchiment d’argent] ».

La FIU travaille à la collecte de plus d’informations sur les personnes et les entités qui sont impliquées dans le trading de crypto-monnaies. Elle a donné l’ordre à plusieurs institutions, crypto-bourses et fonds communs de placement, aux banques et aux sociétés de cartes de crédit, de signaler toute activité suspecte.

D’autres sociétés, telles que des ONG, des crypto-bourses, des sociétés de courrier et de transport, et même des galeries d’art et des ligues sportives, seront placées sous une surveillance renforcée par la FIU.

L’ARS a perdu du terrain depuis 2019. Il a souffert d’une inflation de plus de 50 %, une statistique significative avant même que l’impact du coronavirus ne soit ressenti par l’économie mondiale.

Récemment, le gouvernement a fait défaut sur sa dette nationale, ce qui va augmenter la probabilité d’une hyperinflation.

Au milieu de toute cette instabilité, de nombreux Argentins ont réagi en investissant dans le Bitcoin afin de sécuriser et de protéger leurs fonds. En fait, l’Argentine a accueilli l’année 2020 avec un pic notable dans le trading de Bitcoin. Le gouvernement s’est alors inquiété du fait que le flux de fonds de l’ARS vers la crypto-monnaie accélérerait l’effondrement de la monnaie nationale.

Le fondateur du Centre Bitcoin de Buenos Aires, Franco Amati, s’est fait l’écho de ces sentiments dans un tweet qu’il a posté le 22 mai.

Il a écrit : « Le gouvernement argentin veut mettre fin au “Bitcoin dollar” (achat de BTC avec des ARS en Argentine et conversion de ces BTC en USD à l’étranger). Voyons comment cela fonctionne ».

Un lien vers le journal El Cronista est joint à son tweet.

D’autres pays qui ont lutté contre l’hyperinflation, tels que l’Iran et le Zimbabwe, ont également pris des mesures similaires pour interdire les crypto-monnaies à l’intérieur de leurs frontières, afin de protéger leurs monnaies nationales.

Traduit par Carolane de Palmas

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