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Les Bitcoiners Iraniens affaiblis par un manque de clarté régulatrice

30 September, 2019 By Coinlist Press Team

Bitcoin et les crypto-monnaies surfent sur une corde étroite lorsqu’il s’agit de légalité. Dans la plupart des pays, elles n’ont pas explicitement été déclarées illégales et ne font juste pas partie actuellement du paradigme législatif. Toutefois, comme on peut le voir aux USA et en Iran, une régulation peut claire vouent les joueurs du marché à l’échec.

La détresse de l’Iran

La crypto communauté en Iran ressent désormais de la repression vis-à-vis du gouvernement. L’Iran n’est déjà pas nécessairement reconnue pour ses lois sur la liberté d’expression ; du coup le fait que le pays a poussé des opérations de minage anti crypto-monnaie n’est pas une grosse surprise.

En Iran, beaucoup de mineurs opèrent en utilisant de l’électricité subventionnée, et il n’y a pas de taux défini en ce qui concerne le paiement de leurs opérations liés à leur business. Par conséquent, beaucoup de mineurs ont eu des problèmes avec le Ministère de l’Energie. Une nouvelle législation est en cours en Iran concernant des licences de minages formelles, mais entre temps, les mineurs peuvent s’attendre à de la prison, des amendes très élevées, ou la confiscation de leur matériel.

Les membres de la communauté estiment que plus de 80 000 appareils de minage ont été confisqués sur les 4 derniers mois. Ils disent également que plus de 15 mineurs de Bitcoin ont été emprisonnés. Un mineur s’est exprimé sur le fait que l’Iran les fait apparaître comme des criminels alors qu’ils ne font qu’offrir un service au réseau Bitcoin.

Le problème majeur est que le Ministère de l’Energie n’a pas commencé ces nouvelles régulations autour de Bitcoin et de la crypto-monnaie, de fait les membres de l’industrie ne savent pas forcément ce qu’ils peuvent faire ou ne pas faire.

Le résultat de ces punitions sont variés, mais selon des sources non vérifiées, des mineurs de Bitcoin ont du rendre le titre de propriété de leurs domiciles afin de ne pas se retrouver en prison, à cause du montant astronomique du montant des amendes reçues.

Ces amendes dépendent à la fois du nombre de machines et de l’usage de l’électricité subventionnée. Des amendes de 2 à 5 000  dollars par machine sont données en fonction de la valeur au détail des plateformes de minage ; ce qui montre bien que l’Iran cherche à éradiquer plutôt qu’à réguler. En plus de cela, l’Iran subventionnait en général l’électricité pour ces citoyens, mais n’a pas de catégorie définie pour les mineurs de Bitcoin, du coup le prix qu’ils sont censés payer n’est pas clair. Le résultat de tout ceci : une ferme qui a dépensé 5 000 dollars d’électricité pourrait se retrouver avec une amende de 20 000 dollars que les personnes ne pourront certainement pas payer.

Retour à l’Occident

Même si ce n’est pas la même chose aux USA, la situation est similaire en ce qui concerne l’incertitude des lois et le manque de ligne directrice qui peuvent fuir aux participants du marché. Les Etats Unis ont pris beaucoup de temps pour réagir à l’émergence de la crypto-monnaie et la législation est restée au mieux floue. Entre la non volonté d’approuver un Bitcoin ETF et la non clarté à savoir si certaines crypto-monnaies sont des valeurs mobilières ou non, les USA sont un des pays les plus anti crypto dans le monde.

Quand des utilisateurs achètent du Bitcoin, ils participent à un réseau de résistance à la censure et s’affranchissent des canaux financiers traditionnels. La philosophie de Bitcoin inclut la liberté d’expression autant que l’idée que quiconque devrait avoir un contrôle sans limite de son argent. Cette dernière est une idée largement acceptée dans le monde Occidental, mais ces derniers acceptent généralement plutôt la souveraineté que l’argent, ce qui va à l’encontre des autres nations de l’Ouest.

C’est pourquoi une ligne incertaine subsiste dans le monde de la crypto-monnaie ; une ligne qui devra être bientôt éclaircie. aux USA, le gouvernement veut contrôler les flots d’argent, mais en Iran, le but est de contrôler la liberté d’expression. Il sera intéressant de voir quelles législations apparaîtront dans ces pays et en quoi celles-ci seront différentes les unes des autres.

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