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Les régulateurs découvrent comment Quadriga CX s’est effondré en raison d’une mauvaise gestion des fonds (Ponzi)

En 2019, la plateforme canadienne de trading de crypto-monnaies Quadriga CX s’est effondrée. Le régulateur OSC a découvert comment cet effondrement était dû à une mauvaise gestion des fonds

Le plus grand régulateur boursier du Canada a révélé que l’effondrement de la plateforme locale de trading des crypto-monnaies Quadriga CX l’année dernière a été causé par un système de Ponzi exploité par Gerald Cotten, décédé subitement en décembre 2018.

Selon la page Facebook de l’entreprise, Cotten est mort à l’âge de 30 ans des suites de complications de la maladie de Crohn alors qu’il était bénévole dans un orphelinat en Inde. Son décès a été annoncé en janvier 2019.

En février de la même année, l’exchange avait cessé ses activités et demandé une protection contre les créanciers. L’entreprise comptait plus de 76 000 clients à qui elle devait 215 millions de dollars canadiens d’actifs (158 890 375 dollars américains) et environ 40 % de ces clients étaient des Ontariens. Cela a incité l’OSC à prendre la tête de l’enquête sur cette affaire.

L’enquête, qui a duré dix mois, a consisté à interroger des témoins clés, à analyser les données sur le trading et la blockchain et à collaborer avec plusieurs organismes de réglementation au Canada et à l’étranger.

« Ce qui s’est passé chez Quadriga était une fraude à l’ancienne, enveloppée dans une technologie moderne » a révélé un employé de l’Ontario Securities Commission (OSC) ou Commission des valeurs mobilières de l’Ontario (CVMO).

Si la publication d’un rapport d’enquête est rare, les autorités estiment également que « les dizaines de milliers d’Ontariens qui ont confié à Quadriga leur argent et leurs crypto-actifs méritent de savoir ce qui s’est passé ».

Le rapport a révélé que lorsque le prix des crypto-monnaies a baissé et qu’il a commencé à faire face à des pertes, Cotten a couvert le manque à gagner qui en a découlé avec les dépôts d’autres clients.

L’avocat de la veuve de Cotten, Richard Niedermayer, n’a pas répondu immédiatement à une demande de commentaires.

« Les preuves démontrent que la plupart des 169 millions de dollars d’actifs manquants sont le résultat de la conduite frauduleuse de Cotten, qui a pris plusieurs formes » indique le rapport d’enquête.

« Fonctionnant sans aucun système de surveillance ou de contrôle interne approprié, Cotten a pu abuser des actifs des clients pendant des années, sans contrôle ni détection, ce qui a finalement fait tomber toute la plateforme ».

Environ 76 000 investisseurs du Canada et du monde entier ont collectivement perdu au moins 169 millions de dollars canadiens (124,2 millions de dollars américains) suite à la faillite de Quadriga en 2019. Les régulateurs ont ajouté qu’environ 115 millions de dollars canadiens (84 987 875 dollars américains) de ce montant étaient dus au trading frauduleux de Cotten.

Selon l’OSC, la plateforme devait environ 215 millions de dollars canadiens (158 896 825 dollars américains) à ses clients. Cotten a également siphonné des actifs à des fins personnelles, puisqu’il a été découvert qu’il avait transféré environ 24 millions de dollars canadiens à lui-même et à Robertson entre mai 2018 et janvier 2018.

Environ 46 millions de dollars canadiens (33 991 930 dollars américains) ont été récupérés par Ernst & Young, qui supervise les procédures de faillite, et versés aux clients. Cotten et Robertson ont également restitué des actifs estimés à environ 22 millions de dollars canadiens (16 257 010 dollars américains).

Traduit par Carolane de Palmas

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